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	<title>Archives des Déclaration solennelle - Africavenir International</title>
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	<title>Archives des Déclaration solennelle - Africavenir International</title>
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		<title>Le Prince René Douala Bell passe le flambeau</title>
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		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 13:12:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déclaration solennelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Prince René Douala Bell passe le flambeauDéclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III Moi, Prince Kum’a Ndumbe III, assis sur le trône de Lock Priso ou Kum’a Mbape, Roi [&#8230;]</p>
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<p><strong>Le Prince René Douala Bell passe le flambeau</strong><br><em>Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III</em></p>



<p>Moi, Prince Kum’a Ndumbe III, assis sur le trône de Lock Priso ou Kum’a Mbape, Roi des Bele Bele depuis l’antiquité, après trois jours et trois jours et trois jours, après neuf jours, je déclare solennellement:</p>



<p>Le Prince René Douala Bell a passé le flambeau à son fils Jean-Yves Eboumbou Douala Bell sur le trône du Canton Bell à Douala. Le roi est allé rejoindre les ancêtres, vive le roi&nbsp;!</p>



<p>Je rends un hommage mérité parce que justifié à ce fils Bele qui avec dignité, courage et amour a su porter ses responsabilités tout au long de son règne.</p>



<p>Quel est le lien entre le Prince Bele Bele Kum’a Ndumbe III et le Prince Bell René Douala Manga pour avoir qualité de faire la présente déclaration?</p>



<p>Le Prince René Douala Bell était l’aîné par l’âge du Prince Kum’a Ndumbe III, mais son arrière petit fils dans la filiation des Bell.</p>



<p>Voici comment s’articule la généalogie du Prince René Douala Bell</p>



<p>Tout d’abord, Bell est une abréviation de Bele, roi fondateur de Bona Bele, Bonabedi ou Bonabéri. Les Bell qui règnent au Canton Bell à Bonanjo depuis l’antiquité sont des enfants originaires de Bonabéri. Pour éviter toute confusion dans l’appelation, on parle du trône des Bell à Bonanjo et du trône des Bele Bele à Bonabéri. Ils habitaient tous le plateau Bonanjo ou plateau Joss à l’époque de leur aïeul commun Doo la Makongo. Sur recommandation de ce roi aïeul Doo la Makongo qui pria son fils Bele de s’éloigner un peu du plateau Joss par crainte de conflits violents avec le fils ainé Priso, Bele traversa le fleuve, s’installa de l’autre côté et créa au fil du temps son propre royaume, Bona Bele, Hickory Town ou Bonabéri. En effet, Doo la Makongo n’entendait pas passer le trône plus tard à Priso l’aîné à cause de son caractère violent. Quand le moment de passer le flambeau vint, Doo la Makongo envoya appeler son fils Bele de l’autre côté du fleuve pour qu’il vienne s’asseoir sur le trône des Bona Doo la Makongo. Bele voyant qu’il avait déjà crée un royaume dont l’influence par alliances s’étendait jusque vers Kumba et Bimbia, il envoya son fils Bebe Bele chez son père Doo la Makongo qui installa Bebe, fils de Bele sur son trône des Doo. C’est ce Bebe qui engendra Lobe’a Bebe, King Bell de 1812 à 1856. Avant 1813, les Duala n’avaient qu’un seul roi, nommé King Bell. Ces fils de Bonabéri règnent depuis 1792 sans interruption sous l’appelation King Bell sur le plateau Joss à Douala jusqu’aujourd’hui. Après Bebe’a Bele et Lobe’a Bebe, suivirent&nbsp;:</p>



<p>Ndumb’a Lobe 1858-1897 (signataire du Traité Germano-Camerounais en 1884), à l’opposé de son oncle Lock Priso ou Kum’a Mbape, de Hickory Town ou Bonabéri, qui refusa de signer ce Traité, ce qui déclencha la première guerre avec les Européens sur le territoire camerounais.</p>



<p>Manga Ndumbe 1897-1908</p>



<p>Duala Manga Rudolf 1908-1914 (intronisé par Lock Priso, pendu par les Allemands, sacré héros national)</p>



<p>Lobé Manga Henri, 1916-1926 (régent)</p>



<p>Din Manga Bell Richard 1926-1932 (régent)</p>



<p>Lobe’a Bell Théodore 1932-1952 (régent)</p>



<p>Ndumb’a Duala 1952-1966 (Prince Alexandre Duala Manga Bell, Député à l’Assemblée Nationale Française de 1945 à 1957, obtint l’abolition des travaux forcés au Cameroun, fit campagne pour l’indépendance du Cameroun)</p>



<p>Duala Manga 1966-2012 (Prince René Duala Manga Bell, artisan de la relance du Ngondo, plusieurs fois président du Ngondo)</p>



<p>Pendant que Bele ba Doo envoie son fils Bebe Bele régner de l’autre côté du fleuve, sur le plateau Joss, il installera son autre fils Mbape Bele du côté de Hickorytown ou Bonabéri pour prendre sa succession. C’est ce même Mbape Bele qui de son vivant installera Kum, appelé Lock Priso sur son trône. Ce Kum’a Mbape a mis Ndumbe Kum III Jean au monde, le père de Kum’a Ndumbe III, 5è génération des Bele ou Bell. Kum’a Ndumbe III est donc, bien que encore vivant, de la même génération que Manga, père de Rudolf Duala Manga Bell.</p>



<p>Comment René, un fils de Eithel Douala arrive-t-il au trône&nbsp;?</p>



<p>Le Prince René, 8è génération des Bele ou Bell, est le fils de Eithel Duala Manga Bell. Il va hériter de son oncle, le Prince Alexandre. Or celui-ci avait son propre fils José Emmanuel Duala Manga Bell qui tomba sous les balles de son propre père, le Prince Alexandre, le 15 septembre 1947 au Parc des Princes à Bali, lors d’une très violente altercation. René sera donc désigné dès 1947 par le Prince Alexandre comme son futur successeur, ce qui fut respecté en 1966.</p>



<p>Comme nous le constatons, les Bona Bele au sein du Canon Bell à Bonanjo sont les détenteurs exclusifs du trône royal depuis l’ancêtre Doo la Makongo. Ce trône ne saurait revenir ni aux Bona Priso, Bona Doumbe, Bona Douma ou autres descendants du Canton Bell.</p>



<p>D’autres fils de Eithel ou autres frères de Rudolf pouvaient-ils prétendre au trône&nbsp;?</p>



<p>Le Prince Alexandre n’avait que deux enfants, José Manuel, le fils et Andréa Tuké Ekedi, la fille, issus de son mariage avec Andréa née Berroa. Le Prince Alexandre n’a pas eu d’enfants avec son épouse foulbé Addamary Fatoumata Bouli qu’il avait épousée le 25 octobre 1929 et avec laquelle il vécut jusqu’à sa mort en 1966. Le Prince Alexandre avait été envoyé en Allemagne à l’âge de quatre ans et demi en 1902 et ne reviendra au Cameroun qu’après la fin de la Première Guerre mondiale en 1919. Son père Duala Manga pendu par les Allemands en 1914, le fils Alexandre trouvera à son retour à Douala sur le trône un régent, Lobe Manga Henri, frère de Rudolf. Les démêlés du Prince Alexandre avec l’administration française qui perpétuera la confiscation des biens de Duala Manga Bell et lui rendront la vie très difficile ne connaîtront une détente que quand le 25 novembre 1951, sous la Présence du Haut Commissaire Soucadeaux, l’administration coloniale, par l’intermédiaire d’un procès verbal du conseil de famille de cette même date, rendit le trône au successeur légitime de Rudolf Duala Manga, son fils le Prince Alexandre Ndoumbe. On constate donc que le Prince Alexandre attendit 32 ans à Douala pour accéder au trône de son père Rudolf.</p>



<p>Comme le Prince Alexandre depuis 1949 avait fait savoir que le Prince René serait son successeur au trône, il dit ceci à son frère, Eithel&nbsp;: «&nbsp;ce n’est pas à toi que je laisserai le trône, mais à ton fils René, exclusivement&nbsp;». Pour qu’il n’y ait pas de confusion, le 13 novembre 1951, Eithel signe et légalise à la Délégation du Haut-Commissariat à Douala cette déclaration historique&nbsp;:</p>



<p><em><strong>«Je soussigné DOUALA-BELL, Eithel-Manga, déclare renoncer irrévocablement à la succession traditionnelle en faveur de mon fils René Douala Bell.»</strong></em></p>



<p>Le Prince Alexandre monte ainsi au trône après le procès-verbal du 25 novembre 1951, son successeur étant déjà désigné.</p>



<p>« Il est traditionnel dans notre peuple que lorsqu’un Chef écarte de la succession l’un de ses fils, il en écarte également la descendance de ce dernier. La tradition est formelle, et là pourrait se clore la polémique&nbsp;» écriront les Chefs et notables Bele Bele à l’administrateur des colonies, Chef de la Région du Wouri, le 17 février 1945. Si Eithel-Manga a renoncé au trône par écrit, il a aussi renoncé pour tous ses descendants, excepté pour René, déjà désigné comme successeur.</p>



<p>Faut-il avoir résidé avant sur place pour régner chez les Bell?</p>



<p>Nous constatons que Rudolf Duala Manga est parti en Allemagne poursuivre ses études et ce n’est qu’en 1908, à la mort de son père qu’il vient prendre le pouvoir. Le Prince Alexandre lui-même n’est rentré d’Allemagne et de France à Douala que cinq ans après la pendaison de son père par les Allemands. Quant au Prince René, il vivait marié avec Delphine Bonny M’bedy Eboumbou à Paris quand après la mort du Prince Alexandre, le procès-verbal de famille réunie au domicile de Docteur Ekwe Bell à Bali confirma sa succession au trône le 8 octobre 1966.</p>



<p>Abdication, tradition Bele Bele</p>



<p>Dans la tradition de la famille Bele ou Bell, il est recommandé de présenter son successeur de son vivant ou de lui céder le trône encore de son vivant. C’est ce que Doo la Makongo a fait en installant de son vivant Bebe Bele sur le trône des Doo Doo. C’est ce que le Prince Alexandre fit en désignant le Prince René. Du côté de Bonabéri, Bele ba Doo installa son fils Mbape Bele (Bona Mbape) de son vivant, Mbape installa son fils Kum’a Mbape (Lock Priso) de son vivant&nbsp;.</p>



<p>De son vivant, le Prince René a présenté son fils cadet, Jean-Yves Eboumbou Douala Bell comme successeur à plusieurs occasions dans la famille, lors du Ngondo ou à l’occasion de diverses manifestations publiques. Le fils aîné du Prince René, Alexandre Ndoumbe Douala Manga Bell a renoncé volontairement au trône. Le 7 août 2009, quand le Prince René, alors Président du Ngondo emmena le Ngondo au Canada, il laissa un document officiel avec tampon du Ngondo et de la Chefferie Supérieure du Canon Bell qui stipulait&nbsp;:</p>



<p>« 3. Si par malheur le Seigneur Tout Puissant ne daigne pas m’accorder la grâce de rentrer vivant au Cameroun, ce sera mon fils Jean-Yves DOUALA BELL qui me succédera à la Chefferie Supérieure du Canton Bell avec l’honneur de diriger la communauté Doo-Doo. »</p>



<p>Comme nous l’attendions de lui dans la famille, il a abdiqué officiellement du trône, au profit de son fils Jean-Yves le 18 juin 2012. Respectant la tradition successorale dans la famille Bell, le document légalisé le&nbsp; 28 août 2012 &nbsp;par la Délégation Générale à la Sûreté Nationale, commissariat de Sécurité Publique du 1er Arrondissement, stipule&nbsp;:</p>



<p>« Je, soussigné, Prince René Douala Manga Bell, sain de corps et d’esprit, renonce irrévocablement à la chefferie du Canton Bell et la transmets, à mon fils Jean-Yves Eboumbou Douala-Bell, comme le veut la tradition.</p>



<p>Fait à Douala, le 18 juin 2012 pour servir et valoir ce que de droit.&nbsp;»</p>



<p>Il ne s’agit pas de la succession d’un roi illégitime mais légalisé par une administration, à son fils légitime, mais du transfert de pouvoir d’un roi légitime à un successeur choisi, ayant ainsi accès à la porte des ancêtres.</p>



<p>C’est fort de ces faits énumérés ci-dessus, et après les rituels des Bele Bele réunis avec les Bona Doo dans la nuit du 6 novembre 2012 que, moi, Prince Kum’a Ndumbe III, de la 5è génération des Bell, l’aîné des aînés, assis sur le trône de Lock Priso, je déclare solennellement&nbsp;:</p>



<p>Le Prince René Douala Bell a passé le flambeau à son fils Jean-Yves Eboumbou Douala Bell sur le trône du Canton Bell à Douala. Le roi est allé rejoindre les ancêtres, vive le roi!</p>



<p>Prince René Douala Manga, me voici, Prince Kum’a Ndumbe III, j’ai été fidèle à nos engagements.</p>



<p>J’ai parlé !</p>



<p>Fait à Douala, le 15 novembre 2012</p>



<p><strong>Le Prince Bele Bele&nbsp;</strong><br><strong>Prince Kum’a Ndumbe III</strong></p>



<p><em>Professeur de rang magistral des Universités,</em><br><em>Docteur en histoire,</em><br><em>Docteur en Etudes germaniques,</em><br><em>Professeur des sciences politiques avec habilitation.</em></p>
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		<title>Il y a 125 ans des Camerounais ont dit ! : Déclaration Solennelle 22 décembre 1884 22 décembre 2009</title>
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		<dc:creator><![CDATA[africavenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Jul 2025 13:08:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déclaration solennelle]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance Anti-Coloniale au Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il y a 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique de Munich. Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III du 22. novembre 2009 à l’occasion des 125 ans de la résistance camerounaise contre le colonialisme.</p>



<p>« Je vous prie de descendre ce drapeau, personne ne nous a achetés, vous vouliez nous corrompre par beaucoup d’argent, nous avons refusé, je vous prie de nous laisser notre liberté et de ne pas apporter du désordre chez nous ».&nbsp;C’est en ces termes que le roi des Bele Bele (Bonabéri, appelé alors Hickory Town), Kum’a Mbape, alias Lock Priso, s’adressait par écrit au consul Allemand le 28 août 1884. Kum’a Mbape, le seul Roi de Cameroons à refuser de signer le traité du 12 juillet 1884, avait des partisans aussi bien dans les rangs de son neveu King Bell, Ndumb’a Lobe, régnant du côté de Bonanjo, que dans ceux de King Akwa, Dika Mpondo et de ceux de King Dido, Jim Epée Ekwalla.<br><br>Voici ce qu’écrivait le négociateur allemand Eduard Schmidt, à son patron, le grand commerçant Woermann qui avait déjà des intérêts significatifs à Cameroons :&nbsp;<em>« Après notre entretien d’hier soir avec King Aqua, King Bell et Green Joss sur ces points (du Traité), les nègres d’Aqua et une foule de jeunes se dirigèrent vers la plage en criant et en vociférant les pires des menaces à l’endroit de King Bell et King Aqua, les accusant de vendre le territoire aux Allemands et de vouloir faire de la population des esclaves. Même ma plume hésite à écrire le genre d’insultes que nous étions obligés d’entendre… Malheureusement, ces processions d’insultes ne font que se répéter »</em><br><br>Dans une autre note, le même Schmidt écrira :&nbsp;<em>« Je suis resté jusqu’à 3 heures de matin chez King Bell, mais je regrette ne pas avoir atteint mon but, car King Bell avait une telle peur du refus et des menaces des siens et des Aqua qu’il déclara ne rien pouvoir faire sans le consentement de ses sujets ».</em></p>



<p>L’arrivée du bateau de guerre allemand « Möwe » le 11 juillet 1884 sur le Cameroons River (fleuve Wouri) rassura ces rois, King Bell signa même à l’intérieur du bateau de guerre le 12 juillet. Le Consul allemand Dr. Max Buchner écrira un an plus tard, en juillet 1885 :&nbsp;<em>« Notre acquisition (du Cameroun) a engendré tellement de désagréments pour tous les rois et chefs camerounais qu’ils aimeraient, s’ils le pouvaient, annuler ces traités »</em><br><br>Des combats auront lieu à Bonanjo, Akwa, Deido et Bonabéri. En compagnie des troupes restées loyales à King Bell et à King Akwa, la marine du Reich de Bismarck va faire l’assaut sur Hickory Town (Bonabéri) avec plus de 300 soldats allemands pour tout bombarder. Ils ne trouveront personne sur place, Kum’a Mbape ayant donné l’ordre de se replier. La résistance armée contre le colonialisme était née au Cameroun.&nbsp; Le Consul allemand Max Buchner rapporte avec précisions :<br><br><em>« 22 décembre (1884) – Le bateau de guerre « Olga » tire quelques grenades de ses lourds canons en direction de Hickorytown (Bonabéri), parce qu’on a cru y avoir décelé des ennemis. Puis de nouvelles manœuvres pour aller à terre. Le palais de Lock Priso (Kum’a Mbape) est mis à sac. Une belle image bien émouvante. Nous y mettons le feu. Mais j’ai demandé aux soldats de me laisser d’abord inspecter les différentes maisons à la recherche de curiosités ethnographiques. Mon butin le plus précieux, c’est une grande sculpture, la proue princière de la pirogue (Tangué) de Lock Priso qui devra aller à Munich »</em><br><br>Il y a donc 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique, le « Völkerkundemuseum » de Munich, dont Max Buchner deviendra le directeur plus tard.<br><br>Moi, le Prince Bele Bele, Kum, fils de Ndumbe III, lui-même fils de Kum’a Mbape (Lock Priso), en ce jour du 22 décembre 2009, 125 ans après le dérèglement durable de nos sociétés par les politiques coloniales et néo-coloniales,</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Je rends hommage à ces Camerounais qui, avec vision et bravoure, ont dit non au colonialisme dès la première heure et</p>



<p>&nbsp; &nbsp; Je déclare solennellement :&nbsp;<strong>« J’exige du gouvernement allemand que le Tangué de mon grand père, Kum’a Mbape, pris comme butin de guerre, me soit restitué, à ma famille et à notre peuple avec dédommagements, comme le prévoient les conventions internationales en vigueur. La paix durable et la réconciliation entre les peuples passent par la réparation des injustices fondamentales. »</strong><br><br>Je rends hommage aux Allemands qui se sont organisés en Allemagne pour que le Tangué des Bele Bele rentre au Cameroun.<br><br>J’ai dit !<br><br>Fait à Bonabéri, ancien Hickory Town, le 22 décembre 2009.<br><br>Prince Kum’a Ndumbe III<br>Le Prince Bele Bele<br>E-Mail : prince@africavenir-international.org</p>
<p>L’article <a href="https://africavenir-international.org/il-y-a-125-ans-des-camerounais-ont-dit-declaration-solennelle-22-decembre-1884-22-decembre-2009/">Il y a 125 ans des Camerounais ont dit ! : Déclaration Solennelle 22 décembre 1884 22 décembre 2009</a> est apparu en premier sur <a href="https://africavenir-international.org">Africavenir International</a>.</p>
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		<title>Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III sur les débuts de la résistance des peuples camerounais à l’occupation coloniale, 28 août 1884 – 28 août 2013, au mausolée de Lock Priso (Kum’a Mbape)</title>
		<link>https://africavenir-international.org/declaration-solennelle-du-prince-kuma-ndumbe-iii-sur-les-debuts-de-la-resistance-des-peuples-camerounais-a-loccupation-coloniale-28-aout-1884-28-aout-2013-au-mausolee-de/</link>
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		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 01:25:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déclaration solennelle]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance Anti-Coloniale au Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Hickory Town/Bonabéri, 28 août 2013. «&#160;Pull that flag down. No man buy we. They want to give us plenty dash, we tell them no. Leave us free and not make [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://africavenir-international.org/declaration-solennelle-du-prince-kuma-ndumbe-iii-sur-les-debuts-de-la-resistance-des-peuples-camerounais-a-loccupation-coloniale-28-aout-1884-28-aout-2013-au-mausolee-de/">Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III sur les débuts de la résistance des peuples camerounais à l’occupation coloniale, 28 août 1884 – 28 août 2013, au mausolée de Lock Priso (Kum’a Mbape)</a> est apparu en premier sur <a href="https://africavenir-international.org">Africavenir International</a>.</p>
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<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img width="345" height="231"  alt="" class="wp-image-598 lws-optimize-lazyload"/ data-src="https://africavenir-international.org/wp-content/uploads/2025/07/image-10.png" srcset="https://i0.wp.com/africavenir-international.org/wp-content/uploads/2025/07/image-10.png?w=345&amp;ssl=1 345w, https://i0.wp.com/africavenir-international.org/wp-content/uploads/2025/07/image-10.png?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/africavenir-international.org/wp-content/uploads/2025/07/image-10.png?resize=200%2C134&amp;ssl=1 200w" sizes="(max-width: 345px) 100vw, 345px" /></figure>



<p>Hickory Town/Bonabéri, 28 août 2013. «&nbsp;Pull that flag down. No man buy we. They want to give us plenty dash, we tell them no. Leave us free and not make us plenty trouble.&nbsp;» La résistance anticoloniale au Cameroun, dit et écrit Prince Kum’a Ndumbe III, n’a pas commencé avec Rudolf Duala Manga Bell en 1914, comme il est souvent dit et écrit, mais avec Kum’a Mbape (LockPriso) en août 1884.</p>



<figure class="wp-block-embed"><div class="wp-block-embed__wrapper">
https://youtube.com/watch?v=kJAF9EgAYjY%3Flist%3DUUvN7nKUWP5voRdu7mFiATXQ
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<p>En ce 28 août 2013, nous avons l’honneur de rappeler à la mémoire nationale et internationale que le 28 août 1884, soit il y a 129 ans, le consul allemand Max Buchner avait hissé le drapeau allemand sur le territoire de Hickory Town (aujoud’hui BeleBele avec Bonabéri comme Chef-lieu), en signe de souveraineté du Reich allemand sur cette partie de l’actuelle République du Cameroun. La réponse du roi des BeleBele fut immédiate, le même jour, par lettre transmise ce même 28 août 1884 à l’autorité allemande, sans équivoque :</p>



<p>“Hickory Town, August 28th, 1884<br>PULL THAT FLAG DOWN… NO MAN BUY WE…. GERMAN TROUBLE US PLENTY AND WANT TO GIVE US PLENTY DASH WE TELL THEM NO…LEAVE US FREE AND NOT MAKE US PLENTY TROUBLE.<br>LOCK PRISO BELL”</p>



<p>Hickory Town (Bonabéri), 28 août 1884,<br>Je vous prie de descendre ce drapeau…Personne ne nous a achetés…Les Allemands nous causent beaucoup de tort et voudraient nous corrompre par beaucoup d’argent, nous leur avons dit non… Je vous prie de nous laisser notre liberté et de ne pas apporter du désordre chez nous.<br>LOCK PRISO BELL (Kum’a Mbap’a Bele)»</p>



<p>Il a fallu jusqu’en 1960, soit 76 ans, pour que les drapeaux des colonisateurs allemand, français et anglais puissent être définitivement descendus du mât au Cameroun et que notre pays recouvre sa souveraineté, ne serait-ce que de manière relative. La première personne qui l’a réclamé avec sa cour royale, en termes sans équivoque et par écrit, avec transmission effective à l’occupant agresseur allemand s’appelle LockPriso Bell, ou Kum’a Mbap’a Bele ba Dooh, le roi des Bele Bele à Bonabéri. Ce fut le 28 août 1884, une date que le Cameroun se devrait de retenir et de célébrer pour l’honneur de sa souveraineté.</p>



<p>Lock Priso refuse l’argent qui lui est offert pour signer le transfert de souveraineté au colonisateur, il écrit clairement qu’il est un roi qui ne se vend pas. Kum’a Mbape réclame sa souveraineté, gage de l’ordre sur son territoire. Il accepte de se mettre en porte à faux avec ses pairs à CameroonsTown, les autres rois duala, il accepte la confrontation militaire avec l’armée allemande pour garder sa liberté. Il restera fidèle à cette ligne jusqu’en 1916, après la pendaison de Rudolf Douala Manga Bell, son neveu, quand les Allemands seront chassés du Cameroun. C’est en cette année 1916, année de la défaite définitive des Allemands sur le sol camerounais qu’il se reposera pour la paix éternelle et traversera pour l’au-delà.</p>



<p>Lock Priso tenait à ce que les négociations qui durent depuis quarante ans avec la reine d’Angleterre pour garantir une modernisation du Cameroun en cas de concession de transfert de souveraineté purent être menées à bout. Pour lui, les Allemands qui venaient juste d’exprimer leur volonté sur ce transfert de souveraineté ne pouvaient pas avec sincérité remplir les conditions préalables difficiles exigées par les rois camerounais.</p>



<p>Mais les rois Bell (Ndumb’a Loba), Akwa (Dika Mpondo), Deido (Jim Ekwala) de « CameroonsTown » avaient déjà signé les 11 pour Deido et le 12 juillet 1884 pour Bell et Akwa un traité de transfert de souveraineté à l’Allemagne, avec certaines restrictions. Ils avaient eu pour contrepartie pour le roi Bell et Akwa chacun 1120 Kru camerounais (22.400 Mark du Reich Allemand) et pour le roi Deido 400 Kru camerounais (8.000 Mark du Reich Allemand). Le 14 juillet 1884, un drapeau étranger, européen, allemand, flottera sur les berges du Wouri, pour le compte du Cameroun, pour la première fois de l’histoire. Le 14 juillet est le jour où les peuples du « Cameroons » ont perdu leur souveraineté. En France, c’est le jour de la libération de la Bastille. LockPriso ayant refusé de signer le traité dupe du 12 juillet 1884, aucun drapeau étranger ne flottera sur Hickory Town, Bonabéri, capitale de son royaume. Le 28 août, les Allemands vont essayer le forcing en installant un mât avec leur drapeau chez les BeleBele. La réponse fut immédiate.</p>



<p>Les Allemands eux-mêmes reconnaissent que les rois qui avaient signé pour eux représentaient une minorité et n’avaient pas le peuple derrière eux. Le Chef d’escadre allemand Knorr rapportera à l’Etat-Major à Berlin en Allemagne le 25 décembre 1884 que&nbsp;<em>« l’autorité et le droit de possession&nbsp; du drapeau allemand ici au Cameroun…d’après les faits survenus et décrits… ne semblent avoir que la sympathie d’une minorité »</em>. La population était contre ce transfert de souveraineté, et les rois qui ont signé en étaient pleinement conscients :<br>« Je suis resté jusqu’à 3 heures du matin chez King Bell, mais je regrette ne pas avoir atteint mon but, car King Bell avait une telle peur du refus et des menaces des siens et des Aqua qu’il déclara ne rien pouvoir faire sans le consentement de ses sujets », écrira Eduard Schmidt, représentant de la firme Woermann, signataire du contrat. Dans un autre rapport, le même Schmidt écrira encore:</p>



<p><em>« Après notre entretien d’hier soir avec King Aqua, King Bell et Green Joss sur ces points (du Traité), les nègres d’Aqua et une foule de jeunes se dirigèrent vers la plage en criant et en vociférant les pires des menaces à l’endroit de King Bell et King Aqua, les accusant de vendre le territoire aux Allemands et de vouloir faire de la population des esclaves. Même ma plume hésite à écrire le genre d’insultes que nous étions obligés d’entendre… Malheureusement, ces processions d’insultes ne font que se répéter. »</em></p>



<p>Le représentant du gouvernement allemand Max Buchner retire secrètement le drapeau allemand de Hickory Town la nuit, mais le prétexte est lancé que le drapeau allemand aurait été souillé. Il demande le feu vert du Chancelier Bismarck à Berlin pour déclencher la guerre au Cameroun :</p>



<p><em>« Dans tous les cas, le meurtre de l’Allemand Pantänius, l’arrachage et la profanation du drapeau allemand, la ruée de bandes armées dans les factoreries allemandes, le pillage et l’incendie de King Bell Town restent des moments graves dont il faut tenir compte au plus haut point. Jusqu’au retour de l’expédition, je dois me garder de faire un rapport circonstancié à votre Excellence sur la situation locale. »</em>&nbsp;En décembre, la guerre éclate.</p>



<p><em>« J’ai donné l’ordre de brûler Hickory parce que Dr. Buchner m’a appris que la tribu Hickory et surtout le chef Lock Priso était l’ennemi le plus puissant et le plus dynamique de la cause allemande au Cameroun et qu’il avait déjà amené les chefs Joss à se rebeller contre le traité de protection »&nbsp;</em>écrira le chef d’escadre Knorr. Mais il sait que Lock Priso est armé, et selon son appréciation.</p>



<p><em>« Autant que j’ai pu l’apprendre, la tribu Hickory compte environ 500 guerriers, la tribu Joss à peu près 400, tandis que le chef King Bell doit disposer d’environ 600 à 700 guerriers. Les deux parties sont bien armées, on voit beaucoup de fusils se chargeant par la culasse et les fusils Seider, les Camerounais autochtones ne considèrent les fusils avec pierre à feu que comme articles de troc pour l’intérieur. »</em></p>



<p>Malgré leurs bateaux de guerre avec de lourds canons, les Allemands ne disposent sur place que de 300 soldats de la marine, il faut donc utiliser les Camerounais contre les Camerounais, King Bell, Akwa et Deido du côté des Allemands contre Lock Priso. « Qu’ils se trahissent et qu’ils s’entretuent! » Voici le rapport du chef de guerre allemand :</p>



<p><em>« Ensuite, je donnai au capitaine de corvette Bendemann l’ordre d’ouvrir le feu des canons sur Hickory Town aussi bien pour la raison militaire déjà avancée que pour l’impression particulièrement morale que le feu des lourds canons et le crépitement des obus tirés avaient bien rempli leur mission. Le rapport du capitaine de vaisseau Karcher contient des indications plus précises sur l’activité de la division de détachement en ce jour. Après deux heures à bord, j’ai libéré King Akwa. La peur et l’effroi l’avaient accablé totalement. Il jugea bon de donner immédiatement suite à ma revendication, à savoir qu’il s’y mette de toutes ses forces avec King Dido pour capturer les chefs Hickory. »</em></p>



<p>Du côté de King Bell, Knorr rapporte comment il arme Ndumb’a Lobe contre son oncle Kum’a Mbape:</p>



<p><em>« La situation générale n’avait pas changé jusqu’au lendemain matin, le 23 du mois, on n’avait pas encore livré les deux chefs Hickory, seul le chef King Bell était venu avec la nouvelle qu’ElamiJosset tout son clan se trouvaient à Bassa, une ville assez éloignée dans la forêt, sollicita notre aide&nbsp; pour sa poursuite. Je m’opposai à la participation à une expédition en forêt, lui demandai par contre&nbsp; d’entreprendre pour une fois quelque chose tout seul puisque jusque-là ses gens n’avaient fait que piller et incendier. Après j’ai accordé aux deux factoreries allemandes la permission de lui donner&nbsp; un complément de minutions unique pour cette expédition »</em></p>



<p>King Bell étant isolé chez lui, comme le Chef Elame Joss qui régnait sur le plateau Joss s’était allié à Kum’a Mbape, il fallait anéantir cet allié de LockPriso. Knorr révèle:</p>



<p><em>« Comme il ressort du rapport du capitaine de vaisseau Karcher, la préservation de JossTown n’a pas été possible pour des raisons militaires et je me dois d’approuver entièrement la décision de brûler la ville après la résistance farouche des gens de Joss qui trouvaient, en leurs maisons, une excellente couverture autant pour la défense que pour la retraite dans la forêt… »</em></p>



<p>Les Allemands et leurs alliés camerounais viendront à bout de la résistance armée de Kum’a Mbape, un traité de paix sera signé le 13 janvier 1885, et Lock Priso sera obligé de reconnaître par la force des armes le transfert de souveraineté au colonisateur. Mais il ne désarmera pas. Dans sa fonction de « Mokisemanea », roi qui intronise les rois chez les Duala, il intronisera Manga Ndumbe, fils de Ndumb’a Lobe et Rudolf Duala Manga successivement. La grande entente entre Manga Ndumbe et Rudolf Duala Manga avec leur oncle de Bonabéri Kum’a Mbape est parfaitement documentée dans les travaux de Karin Oyono, « Hickory Town », Il est remarquable que Lock Priso, qui a régné de 1846 à 1916 à Hickory Town a vécu à côté de trois rois du côté de Bonanjo, donc de sa famille Bell, Ndumb’a Lobe, Manga Ndumbe et Duala Manga assassiné en 1914. Faut-il rappeler que les régnants Bell du côté de Bonanjo sont les descendants de Bebe a Bele, un digne fils de BelebaDoo, roi de Bonabéri (Bona Bele, les gens de Bele), parti régner de l’autre côté sur le trône de Dooh la Makongo ?</p>



<p>Lock Priso a donc mené la résistance du début de l’occupant colonial jusqu’au départ des Allemands du territoire camerounais. Le télégramme de protestation des rois duala contre l’expropriation adressé au chancelier allemand Bethmann Holweg par les rois duala le 24 novembre 1913 porte les signatures « Bell, Akwa, Deido, Kum’a Mbape ». En 2014, cela fera 130 ans que LockPriso aura réclamé le maintien de l’indépendance de son territoire comme base pour la paix et le développement.</p>



<p>Kum’a Mbape fut un pionnier. Mais après lui, d’autres souverains camerounais ne se soumettront à l’autorité coloniale allemande qu’après une défaite militaire. Ce fut le cas du résistant Sultan Mohamma qui fut destitué et remplacé par le Yerima Chiroma à Tibati le 11 septembre 1899. D’autres aussi n’ont signé qu’après la défaite militaire, comme le Lamido Abo de Yoko le 25 avril 1901, le Lamido Maii de Ngaoundéré le 20 septembre 1901, le Lamido Bouba de Leinde Garoua le 25 novembre 1901, et bien d’autres.</p>



<p>Le Cameroun doit rendre hommage à ces premiers résistants et à leur pionnier, Lock Priso, Kum’aMbape, roi des Bele Bele. Nous, ses descendants, suivons son exemple d’honneur et de dignité pour la patrie camerounaise et pour l’Afrique toute entière.</p>



<p>Que le 28 août soit retenu par le Cameroun comme le jour où la résistance contre le système colonial et la volonté d’indépendance ont commencé à écrire leurs lettres d’or sur notre sol !</p>



<p>Lock Priso, Kum’a Mbape, visionnaire et patriote, nous saluons ta bravoure.<br>Moi, Kum’a Ndumbe III, fils de ton fils NdumbeKum III, assis sur ton trône,</p>



<p>J’ai dit !</p>



<p>Le Prince BeleBele<br>Prince Kum’aNdumbe III</p>



<p>(voir documents dans : Kum’aNdumbe III, L’Afrique s’annonce au rendez-vous, la tête haute ! Editions AfricAvenir/Exchange &amp; Dialogue, Douala/Berlin/Vienne, 2012)&nbsp;<a href="https://editions.africavenir-international.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">editions.africavenir-international.org</a>; commande à passer à&nbsp;<a>order@</a><a href="https://editions.africavenir-international.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">africavenir-international.org</a></p>
<p>L’article <a href="https://africavenir-international.org/declaration-solennelle-du-prince-kuma-ndumbe-iii-sur-les-debuts-de-la-resistance-des-peuples-camerounais-a-loccupation-coloniale-28-aout-1884-28-aout-2013-au-mausolee-de/">Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III sur les débuts de la résistance des peuples camerounais à l’occupation coloniale, 28 août 1884 – 28 août 2013, au mausolée de Lock Priso (Kum’a Mbape)</a> est apparu en premier sur <a href="https://africavenir-international.org">Africavenir International</a>.</p>
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		<title>Déclaration Solennelle: 22 décembre 1884 – 22 décembre 2009: Il y a 125 ans, des Camerounais ont dit non au colonialisme européen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[africavenir]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jul 2025 00:31:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Déclaration solennelle]]></category>
		<category><![CDATA[Résistance Anti-Coloniale au Cameroun]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://africavenir-international.org/declaration-solennelle-22-decembre-1884-22-decembre-2009-il-y-a-125-ans-des-camerounais-ont-dit-non-au-colonialisme-europeen/">Déclaration Solennelle: 22 décembre 1884 – 22 décembre 2009: Il y a 125 ans, des Camerounais ont dit non au colonialisme européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://africavenir-international.org">Africavenir International</a>.</p>
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<p>Il y a 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique de Munich. Déclaration solennelle du Prince Kum’a Ndumbe III du 22. novembre 2009 à l’occasion des 125 ans de la résistance camerounaise contre le colonialisme.</p>



<p>« Je vous prie de descendre ce drapeau, personne ne nous a achetés, vous vouliez nous corrompre par beaucoup d’argent, nous avons refusé, je vous prie de nous laisser notre liberté et de ne pas apporter du désordre chez nous ».&nbsp;C’est en ces termes que le roi des Bele Bele (Bonabéri, appelé alors Hickory Town), Kum’a Mbape, alias Lock Priso, s’adressait par écrit au consul Allemand le 28 août 1884. Kum’a Mbape, le seul Roi de Cameroons à refuser de signer le traité du 12 juillet 1884, avait des partisans aussi bien dans les rangs de son neveu King Bell, Ndumb’a Lobe, régnant du côté de Bonanjo, que dans ceux de King Akwa, Dika Mpondo et de ceux de King Dido, Jim Epée Ekwalla.</p>



<p>Voici ce qu’écrivait le négociateur allemand Eduard Schmidt, à son patron, le grand commerçant Woermann qui avait déjà des intérêts significatifs à Cameroons :&nbsp;<em>« Après notre entretien d’hier soir avec King Aqua, King Bell et Green Joss sur ces points (du Traité), les nègres d’Aqua et une foule de jeunes se dirigèrent vers la plage en criant et en vociférant les pires des menaces à l’endroit de King Bell et King Aqua, les accusant de vendre le territoire aux Allemands et de vouloir faire de la population des esclaves. Même ma plume hésite à écrire le genre d’insultes que nous étions obligés d’entendre… Malheureusement, ces processions d’insultes ne font que se répéter »</em></p>



<p>Dans une autre note, le même Schmidt écrira :&nbsp;<em>« Je suis resté jusqu’à 3 heures de matin chez King Bell, mais je regrette ne pas avoir atteint mon but, car King Bell avait une telle peur du refus et des menaces des siens et des Aqua qu’il déclara ne rien pouvoir faire sans le consentement de ses sujets ».</em></p>



<p>L’arrivée du bateau de guerre allemand « Möwe » le 11 juillet 1884 sur le Cameroons River (fleuve Wouri) rassura ces rois, King Bell signa même à l’intérieur du bateau de guerre le 12 juillet. Le Consul allemand Dr. Max Buchner écrira un an plus tard, en juillet 1885 :&nbsp;<em>« Notre acquisition (du Cameroun) a engendré tellement de désagréments pour tous les rois et chefs camerounais qu’ils aimeraient, s’ils le pouvaient, annuler ces traités »</em></p>



<p>Des combats auront lieu à Bonanjo, Akwa, Deido et Bonabéri. En compagnie des troupes restées loyales à King Bell et à King Akwa, la marine du Reich de Bismarck va faire l’assaut sur Hickory Town (Bonabéri) avec plus de 300 soldats allemands pour tout bombarder. Ils ne trouveront personne sur place, Kum’a Mbape ayant donné l’ordre de se replier. La résistance armée contre le colonialisme était née au Cameroun.&nbsp; Le Consul allemand Max Buchner rapporte avec précisions :</p>



<p><em>« 22 décembre (1884) – Le bateau de guerre « Olga » tire quelques grenades de ses lourds canons en direction de Hickorytown (Bonabéri), parce qu’on a cru y avoir décelé des ennemis. Puis de nouvelles manœuvres pour aller à terre. Le palais de Lock Priso (Kum’a Mbape) est mis à sac. Une belle image bien émouvante. Nous y mettons le feu. Mais j’ai demandé aux soldats de me laisser d’abord inspecter les différentes maisons à la recherche de curiosités ethnographiques. Mon butin le plus précieux, c’est une grande sculpture, la proue princière de la pirogue (Tangué) de Lock Priso qui devra aller à Munich »</em></p>



<p>Il y a donc 125 ans que le colonialisme allemand a dérobé, par puissance militaire interposée, le Tangué des Bele Bele comme butin de guerre et l’a enfermé au Musée Ethnographique, le « Völkerkundemuseum » de Munich, dont Max Buchner deviendra le directeur plus tard.</p>



<p>Moi, le Prince Bele Bele, Kum, fils de Ndumbe III, lui-même fils de Kum’a Mbape (Lock Priso), en ce jour du 22 décembre 2009, 125 ans après le dérèglement durable de nos sociétés par les politiques coloniales et néo-coloniales,</p>



<p>Je rends hommage à ces Camerounais qui, avec vision et bravoure, ont dit non au colonialisme dès la première heure et</p>



<p>Je déclare solennellement :&nbsp;<strong>« J’exige du gouvernement allemand que le Tangué de mon grand père, Kum’a Mbape, pris comme butin de guerre, me soit restitué, à ma famille et à notre peuple avec dédommagements, comme le prévoient les conventions internationales en vigueur. La paix durable et la réconciliation entre les peuples passent par la réparation des injustices fondamentales. »</strong></p>



<p>Je rends hommage aux Allemands qui se sont organisés en Allemagne pour que le Tangué des Bele Bele rentre au Cameroun.</p>



<p>J’ai dit !</p>



<p>Fait à Bonabéri, ancien Hickory Town, le 22 décembre 2009.</p>



<p>Prince Kum’a Ndumbe III<br>Le Prince Bele Bele<br>E-Mail :&nbsp;<a>prince@africavenir-international.org</a></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://africavenir-international.org/declaration-solennelle-22-decembre-1884-22-decembre-2009-il-y-a-125-ans-des-camerounais-ont-dit-non-au-colonialisme-europeen/">Déclaration Solennelle: 22 décembre 1884 – 22 décembre 2009: Il y a 125 ans, des Camerounais ont dit non au colonialisme européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://africavenir-international.org">Africavenir International</a>.</p>
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